Levain naturel
Aucune levure industrielle dans nos pains. Notre levain-chef est né en 1994 et se nourrit chaque soir.
Pétri à la main, cuit au feu de bois, à deux pas de la gare de Bussigny.
« On peut faire un pain en trois heures. Nous, on met vingt-quatre heures. La différence ne se voit pas sur l'étiquette, elle se sent au premier morceau. »
Notre levain-chef a été lancé un dimanche de novembre 1994 avec de la farine de seigle et de l'eau de source. Il est rafraîchi tous les soirs depuis. C'est lui qui donne l'acidité, la conservation et cette croûte qui craque encore le lendemain.
Le four à sole monté en 1999 chauffe au hêtre du Jorat. Il descend lentement en température au fil de la nuit : les gros pains passent en premier, les viennoiseries profitent de la chaleur douce du matin, et les tartes finissent la journée.
Gérald Nicollier ouvre une petite boulangerie de quartier à la rue de Lausanne. Trois sortes de pain, un four à bois et l'odeur qui réveille Bussigny.
Le four à sole en briques réfractaires est monté pièce par pièce dans la cour. Il tourne encore aujourd'hui, six jours sur sept.
Baptiste et Camille reprennent la maison familiale. Le levain-chef, lui, n'a jamais changé : il a passé la trentaine.
Le local voisin devient une sandwicherie. À midi, la file dépasse la vitrine — on ajoute une deuxième caisse.
Tous nos blés viennent désormais du Gros-de-Vaud, moulus au Moulin des Sablons à moins de vingt kilomètres.
Une baie vitrée sépare désormais la boutique du fournil : on voit le pain naître pendant qu'on commande son café.
Aucune levure industrielle dans nos pains. Notre levain-chef est né en 1994 et se nourrit chaque soir.
Le four à sole chauffe au hêtre du Jorat. Une cuisson lente qui donne cette croûte qui chante en refroidissant.
Farine du Gros-de-Vaud, beurre de Gruyère AOP, fruits de Vufflens. Rien qui vienne de plus loin que le canton.
Les invendus partent en paniers surprises à 18 h, et les chutes de pain deviennent nos croûtons et notre pain perdu.
18 kilomètres entre le champ et le fournil.
Blé du Gros-de-Vaud, moulu sur meule au Moulin des Sablons, livré deux fois par semaine en sacs consignés.
Nous formons deux apprentis par volée. Depuis 2014, sept d'entre eux ont ouvert ou repris leur propre boulangerie.
Boulanger & patron
Cheffe pâtissière
Sandwicherie & service
Second de fournil
Fondateur, 1987
Un boulanger CFC pour l'équipe de nuit et un apprenti pâtissier pour la rentrée. Horaires fixes, un week-end sur deux, salaire au-dessus de la convention.